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Virus de la grippe aviaire (H5) détecté chez un oiseau sauvage en Belgique

Publié jeu. 25 novembre 2021
Des mesures plus strictes pour les éleveurs professionnels et détenteurs amateurs

Dans la commune de Ekeren, en province d'Anvers, un variant hautement pathogène de la grippe aviaire (H5N1) a été identifié chez une bernache sauvage. Ceci indique que le virus de la grippe aviaire circule activement chez les oiseaux sauvages. Le ministre de l'Agriculture David Clarinval a donc décidé, sur avis de l'AFSCA, de renforcer les mesures d’application en tous temps à partir du 15 novembre afin de protéger au mieux nos volailles.

A partir de ce 15 novembre 2021, une période de risque accru est déclarée et d’application sur tout le territoire et les mesures de prévention suivantes sont rendues obligatoires :

  • Les volailles des éleveurs professionnels et des détenteurs particuliers, à l’exception des ratites, doivent être enfermées ou protégées (à l'aide de filets).
  • Tous les volailles et autres oiseaux doivent être nourris et abreuvés à l’intérieur (ou sous filets).
  • Il est interdit d’abreuver les volailles et les oiseaux avec de l’eau de surface ou de l’eau de pluie accessibles aux oiseaux sauvages.

Ces mesures ont pour objectif d’empêcher les volailles des exploitations professionnelles et des détenteurs particuliers d'entrer en contact avec des oiseaux sauvages infectés par le virus de la grippe aviaire, et donc de les protéger.

Toutes les mesures sont consultables sur la page suivante :

http://www.afsca.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/mesures.asp

Afin de limiter la propagation du virus, l'AFSCA appelle en outre tous les détenteurs de volailles et d'oiseaux à respecter strictement les mesures de biosécurité en vigueur.

Vigilance accrue

Au niveau des élevages avicoles, une vigilance accrue pour la grippe aviaire est déjà en place depuis 2006. Cette vigilance doit être particulièrement suivie.
Concrètement, le traitement thérapeutique de volailles ne peut être entamé après les constatations suivantes que si des échantillons ont été préalablement soumis à la DGZ ou à l'ARSIA pour un examen de laboratoire :

  • une réduction de plus de 20 % de la consommation normale d'aliments et d'eau ;
  • une mortalité de plus de 3 % par semaine ;
  • une réduction de la ponte de plus de 5 % pendant plus de deux jours ;
  • des signes cliniques ou des lésions post-mortem suggérant une grippe.

Les % sont à interpréter au niveau de l’étable ou du compartiment et non pas au niveau de l'ensemble de l'exploitation.

L’ensemble des mesures

Une description détaillée des zones et des mesures est disponible via ce lien.

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